Propos recueillis par Mark Adolf et Jon von Zelowitz, 03.12.2007, Paris.

[EN : Sorry kids, no English translation! Tina is the queen of SF garage music. That’s all you need to know.]

Tes débuts dans la musique ?

Le premier groupe n’est pas The Trashwomen, c’était moi avec Bret des Flakes et ma copine Laura Gregory et un autre type Jim et j’ai joué l’orgue, c’était les Cryptics. Nous avons répété chez moi et c’était de la merde, reprises garage rock qui s’appelle “Mr. Creeper” et d’autres conneries dans le genre…

Vous avez joué où ?

Nul part, on nous a programmé mais nous ne sommes pas venus, nous avions le trac ! En même temps il y a Mike Lucas qui sortait avec Elka, elle jouait dans Eight Ball Scratch. Juste avant le réveillon 91, le groupe a splitté, et Mike a dit “je veux un groupe surf exclusivement filles qui s’appelle les Trashwomen”, une idée de génie. C’est lui qui a choisi les morceaux, Danielle et moi avions aucune idée comment les jouer, il y avait Christina aussi la femme de Maz qui a joué la 2ème guitare pour le premier show. Nous avons répété pendant 3 semaines, et ensuite nous avons joué sur scène, nous étions bourrées et nous avons dit “let’s do it again”. Nous avons joué le set une deuxième fois. Mike Lucas, c’était plus ou moins son idée. Elka jouait avec Eight Ball Scratch, un peu surf et rockabilly garage. Nous avons porté des bikinis sur scène, mais il y a Christina qui a dit “mais NON, je ne veux pas porter ça sur scène” et j’ai dit “peut-être c’est pas un groupe pour toi” (rire) Elle s’est barrée… (rire)

Qui a composé les morceaux ?

C’est Elka, en générale, qui faisait tout.

Les paroles aussi ?
Oui. L’enregistrement du premier disque on a fait en 6 heures dans un studio de répét. Quelques morceaux sont pas en version finale et merdique mais nous avons changé les paroles de Let’s Go un morceau de Eddie Corbett [ndlr : ?] Et nous avons chanté nos propres paroles. Elka a écrit les autres morceaux.

Comment t’a appris jouer la batterie ?

Russell, et Elka m’a fait apprendre beaucoup aussi, elle joue n’importe quel instrument, mais pour moi c’était un déclic, facile, “je peux faire ça !!!”

Parfois t’es chanteuse, ça te manque d’avoir un instrument ?

Effectivement j’en ai marre, quand je rentre je lance un groupe où je joue la basse, j’ai envie que tout le monde chante, être chanteuse est boring.

T’as une belle voix.

J’ai toujours envie de chanter, mais j’ai envie de changer aussi.

Pour créer un bon groupe, quels sont les composants nécessaires ?

Il y en a deux. J’ai un groupe Special Ed avec mon X Chris, et Marie des Bananas, un super party band, des morceaux de rockab, nous changeons d’instrument, il y a des compos, il chante, je joue la basse, on change, etc., le public s éclat, j’aime ce genre de musique. Des jeunes viennent nous voir, c’est super. J’aime Top 10 aussi parce que j’adore le power pop, c’est bien d’avoir les bon musiciens mais avec Top 10 tout le monde est super zicos, je les adore mais le mieux est de “rock out” tu peux pas le simuler.

Niveau personnalité aussi faut que tout le monde soit en accord. C’est difficile s’il y a qqn qui n’est pas vraiment dans le délire du groupe, on est toujours obligé d’être sur la pointe des pieds.

Dans les Trashwomen c’est un groupe où les personnalités ont bien mélangés ?

Au début oui mais après c’est devenu bizarre. Moi et Danielle ont eu une dispute avec Elka au sujet du pognon, c’était idiot, bizarre, les groupes de filles sont spéciales. Elles ont des disputes sur n’importe quoi.

C’est ça qui a fait rompre le groupe ?

Oui, les histoires de pognon

Records, touring, quoi ?

Whatever, c’était pour n’importe quoi. Maintenant on est plus vieux et plus sage

T’as des bons souvenirs des tournées, etc. ?

Nous n’avons pas beaucoup tourné. Nous avons commencé en 91 et nous avons splitté en 95.  Une tournée en Europe et une au Japon. Chacune payé par un mec.

En Europe, c’est Tilo, de Pin Up Records ?

Oui.

Quels sont les aspects agréables de tourner ? Rencontrer des garçons ?

Hi hi hi, je pense qu’à cette époque, j’avais 20 ans, jamais visité en Europe, je n’ai jamais prévu d’y aller avec un groupe, visiter plein de pays, etc., c’était super.

Tu te souviens du concert au Slow Club à Paris ?

J’ai toujours les photos, on s’est bien marré.

Meilleur histoire de groupie ?

Hi hi, pas beaucoup d’histoires de groupies avec les Trashwomen. Au Japon on avait un type, vieux, gros, blouson avec un tigre brodé sur le dos, tu vois le genre, mais avec les groupes de filles il n’y a jamais des tonnes de mecs, massages de pieds gratos, etc. désolé. Les concerts en Europe, l’assistance était que des mecs. Surtout en Allemagne. À Hambourg, que des “dudes”.

La différence entre les mecs français et allemand ?

En France je me souviens des mecs qui restaient faire la fête avec nous toute la nuit.
Elka était célibataire, je venais de commencer une relation avec Russell et Danielle avec Darin. Tout le monde était libre, j’ai dit après que nous étions bien conne, nous aurions pu se faire taper plein de fois hi hi hi.

Et les concerts à SF ?

Toujours on avait un mec idiot [mark : ça veut dire pas toujours le même c.a.d.] qui est monté sur scène danser en slip. Juste un péquenaud, tu vois, qui prend son pied comme ça.

C’était la fête, un bon milieu à cette époque, un brassage de rockabs, punks, garage rockers, etc., cool.

On vous a harcelé parfois ?

Parfois, il y a des mecs qui sont obsédé par les groupes de filles “girl band geeks”. Bobbyteens aussi.

Je pense qu’il y a 2 espèces, groupies et girl band geeks.

Nous avons joué avec les Devil Dogs, ils étaient très chaud pour nous taper toutes.

Les Mummies et Devil Dogs était “rivals” d’où le morceau “Maraconda’s a Friend of Mine”, nous avons bien foutu de leurs gueules [ndlr : we were total assholes to them].

J’adorais ce groupe, en vérité les Devil Dogs sont de bons amis et je reste en contact avec eux. Ils étaient effectivement nos groupies, ils se sont exprimé genre “Trashwomen wear high heels, miam miam”.

Meilleur affiche ?

Bobbyteens Dictators, pas besoin de réfléchir.

Le pire, une fois à Coney Island High à New York, c’était atroce, j’ai perdu ma voix, c’était mon anniversaire, Joey Ramone, et Handsome Dick Manitoba dans l’assistance. J’étais dégouté.

C’est les Prissteens qui ont fait la première partie et ils ont monopolisé la conversation avec Joey, j’étais énervé, finalement je l’ai laissé tomber. Lisa a demandé de prendre une photo ensemble et il a dit simplement “non”, le con, et j’ai pensé, “je ne veux pas avoir un mauvais souvenir de lui” et je me suis barré

Les Dictators sont des vrais personnages. Ross the Boss a son dicton “if you wanna play with the big guys you gotta get good equipment,” nous racontons cela toujours parce que nos matos sont toujours minables.

Ton affiche de rêve ?

Ramones, Rocket to Russia époque, avec AC/DC, Bon Scott époque. T’as vu le vidéo Rock Goes to College ? Live, sur une petite scène, très vieux.

Les Trashwomen sont réunis pour un seul concert ?

C’était formidable. Je pense que nous allons refaire ça cet été. Mais je n’ai pas envie de faire ça tout le temps. Nous avons déjà disputé sur les tenues de scène figure toi, Danielle et moi, nous avons fait la gueule sans parler pendant 2 jours. J’ai envie d’organiser une soirée au Purple Onion à SF comme à l’époque, il y a 10 ans, avec Count Backwurds, Phantom Surfers…

C’était blindé, tout le monde chantait les paroles, je n’avais pas envie que ça termine.

Un public jeune ?

Mixte, jeunes garage venu de LA, les vieux, etc.

Et ailleurs ?

Nous avons déjà plein d’invitations de jouer, même en Italie. On va voir…

T’as vu les Trashmen sur scène ?

Oui, à Las Vegas Grind en 1999. C’était super. Il y a mon ami Travis qui a envie d’organiser un concert Trashmen/Trashwomen. Ça me branche de faire un truc décalé comme ça.

Dans l’interview, nous revenons toujours à l’époque début années 90 à SF. Pourquoi cette période était aussi exceptionnelle et wild ?

Tout le monde était jeune, c’était rigolo, la bande d’amis bien “nerdy” [ndlr : coincé/ringard/obsédé/collectionneur] qui aiment beaucoup rock n roll, sixties, pas vraiment mods, même si Russell est venu de la scène mods, les gars Mummies & Phantom Surfers. Tout le monde concentré sur le “fun”, véritable punk d-i-y spirit, qui aime tellement le rock n roll, une scène assez limitée, attitude je m’en fous…

Il s’agissait du premier groupe pour la plupart des gens ?

Oui, comme moi. C’est marrant aujourd’hui de voir les groupes avec les jeunes, 20 ans, les Traditional Fools, super, Rock n Roll Adventure Kids, Fee Fi Fo Fums, etc. Parfois je pense “been there done that, vous êtes très nineties les enfants,” mais je ne veux pas être vache, c’est génial que les jeunes d’aujourd’hui sont sur le coup.

Qu’est-ce que t’as comme bagnole ?

73 Olds 442, elle bouge, je vais faire faire la peinture bientôt, ça sera monstrueux. C’est l’ancienne voiture de mon père. Il avait tout une série d’Olds 442. Je me souviens de rouler dans la voiture, mon père au volant, cheveux gominés, il fume, c’est l’hiver, vitre baissée, moi à l’arrière, et ma mère “ferme la vitre, elle attrapera un rhume,” “ta gueule, je fume”.

Il y a un poste ?

Oui, mais il est mort, je vais le remplacer pareil. C’est mon esprit, j’aime bien garder tout en état d’origine. Si je rajoute un lecteur CD il sera dans la boîte à gants pour le cacher. La voiture fait un bel bruit très fort, il y a “dual exhausts,” terrible !

T’écoute quoi au volant ?

Hard rock 70’s ! AC/DC, etc. La voiture est de l’époque, ça sent bien ! Cheap Trick !

Pourquoi t’as déménage de San Francisco à Oakland ?

Je sortais avec Russell et j’ai emménagé chez lui. Nous étions en couple pendant longtemps et lors de notre séparation c’était impossible de trouver un logement à SF, trop de concurrence.

[Iwan passe en bagnole]

Il cherche toujours une place de stationnement.

Quelle est la meilleure ville du monde pour faire la fête ?

Mexico ! [ndlr : Mexico City in English] Deadly Weapons y ont joué, mais aussi la première tournée des Glamour Pussies. Le concert le plus fou que j’ai joué. J’ai toujours des cicatrices sur les bras. Tigger portait quasiment rien, elle a provoqué le public, c’était que des mecs, ils avaient de mal à l’encaisser, tous en érection, nous sommes en sous-vêtements, elle est très forte, elle a hissé un type et l’a foutu sur sol, violent ! Il est devenu énervé et ils ont commencé à lutter sur scène. Il a essayé de déchirer ses vêtements à elle. Je suis en train de jouer la batterie, je sens de l’humidité sur mon bras. Je regarde, c’est du sang qui coule partout, on a jeté des bouteilles sur nous ! Nous avons continué à jouer. Mike a hurlé “il faut arrêter MAINTENANT !” et l’ingénieur de son est venu enlever les micros, la soirée est terminée ! On aurait pensé un concert des Dwarves !

Deadly Weapons ont quoi comme disque ?

2 45-t, un album et un split 45 avec un morceau des Replacements “Don’t Ask Why”. Et c’était prévu d’être sur une compil JFA mais elle n’a jamais sortie, le morceau “We Know You Suck”, j’adore le morceau.

Parle-moi de Tina and the Total Babes.

Nous avons joué l’année passée pour la première fois, à NY. Non, d’être précis, nous avons joué une fois au début, on a engagé les Bobbyteens à l’origine pour jouer à Minneapolis, mais on a eu un problème de planning. J’ai discuté avec Travis, il a dit “faut juste rassembler un orchestre et apprendre un set de reprises”. Nous avons fait ça pour rigoler, c’est bien passé. Après, il a dit “je compose un tas de morceaux et nous allons faire un album, file-moi des paroles”. Nous avons fait l’album mais nous n’avons plus jamais joué. Puis nous avons joué à NY avec Terry des Nice Boys et Exploding Hearts, tout un orchestre super-zicos. Nous n’avons jamais joué ensemble, j’arrive à NY et dans la salle de répét il y a Josie Cotton et Nikki Corvette, et je suis censé de répéter devant elles ! J’ai pété les plombs ! Finalement nous avons bien joué sur scène, c’était AWESOME.

J’ai envie d’enregistrer un autre album. Et le mec des Yum Yums a envie de nous faire jouer en Norvège. Apparemment c’est super là-bas, une bonne scène, sans oublier les Vikings, leur groupe avec Steve Baise [ndlr : ou, en français, Mr. Fuck!] des Devil Dogs.

(Histoire des Clorox Girls, un groupe de l’Oregon…) Une fois on n’avait pas assez de pognon pour payer les groupes, on les a payés en jean ! Ça m’arrangerait, j’aurais bien être payé en fringues !

À propos les fringues, t’as lancé une boutique à Oakland qui combine brocante et coiffeur.

Oui, avec mon ami Seth de Gravy Train nous avons lancé “Down at Lulu’s” il y a un an. On y vend des fringues, des disques, des conneries. Aussi il y a des chaises de coiffure à l’arrière.

Vous vendez 60’s ?

60’s, 70’s fringues, début 80’s.

Vente sur Internet aussi, ou juste dans la boutique ?

Que sur place, nous sommes “old school”. C’est fait exprès, mais aussi question d’être faignante. J’ai beaucoup vendu à l’époque sur EBay mais j’en ai marre. Je n’ai plus la patience. J’avais un véritable sac Gucci des années 60, ça se vend cher sur EBay, finalement c’est fait volé à la boutique ! J’achète des fringues chez les gens, une fois chez une nana avec des jeans patte d’éléph, trucs Luis Vuitton, je étais franc avec elle, j’ai dit “tu peux vendre cela plus cher sur EBay”. J’ai donné mon dernier prix point barre. Et je ne vends pas cher, j’ai envie que ça tourne [ndlr : que les articles ne restent pas trop longtemps à la boutique], et j’ai un coin soldes aussi.

Des disques neufs ?

Pas beaucoup, sauf Norton, sinon, beaucoup d’occase, les groupes de punk locaux.

Est-ce que les disquaires à San Francisco arrivent à faire la concurrence à Amoeba ? Certains ont fermé.

C’est pas évident. Recycled Records est toujours là à Haight & Masonic, mais le mec est propriétaire des murs aussi. Il est là depuis la nuit de temps, rien n’a changé. En revanche, tu vas à Portland, c’est génial. Plein de disquaires, tout le monde jeune, comme nous, la vie n’y coute pas cher, facile à monter un entreprise, vendre des disques, moi ça me plairait bien, vendre de la camelote, mais je suis l’esclave de la coiffure. C’est dur, toucher les gens toute la journée. Les amis, les gens cool, les gens avec confiance en moi, c’est super, on se marre bien. Je fais mon métier depuis un bon moment, j’ai l’œil. Après, il y a les gens coincés qui arrivent, avec les cheveux jusqu’au cul, “tu peux couper juste quelques centimètres” et après en larmes “t’as trop coupé” et je dis “tu veux que j’arrête alors” ? Si je travaillerais pour qqn d’autre je pourrais l’envoyer chier. Malheureusement c’est mon propre entreprise. Aujourd’hui, tu déconnes, il y a un blog critique sur l’Internet toute suite. Je lui ai dit “c’est gratos, désolé, on a eu une rupture de communication” et pourtant la connasse s’est plainte sur l’ordinateur. Tout le monde l’a vu.

Quelle est la meilleure ville du monde pour shopping ?

Le Sud en général, surtout Memphis et environs. Les thrift stores y sont terribles. J’y suis allé pendant Goner Fest. Il y a un Amvets (Thrift Store) sur Elvis Presley Boulevard qui a la surface de 2 hypermarchés, incroyable, tu remplis ton chariot. La vie cout pas cher, c’est super. Je jouerais gratos, juste pour y aller, manger, visiter Graceland, faire la fête jusqu’à l’aube, c’est les vrais cambroussards.

Quelle est la différence principale entre les français et les américains ?

Les français sont un peu réservés, le public aux concerts est un peu plus relax. Les groupes en France sont super, et tout le monde a un super look, est très beau. Les américains viennent ici, ils ont l’air un peu rude, “fuck yeah”.

Quelques groupes à connaître à SF ?

The Flakes of course, les Traditional Fools, garage, Rock n Roll Adventure Kids, super, The Pets, meilleur groupe de SF maintenant, les Hormones, un couple français, formidable, une nana et son mec Pascal, un peu genre Gun Club/Gories.

Les salles ?

À Oakland il y a Stork Club, mais ils ont changé de programmateur, c’est moins bien. The Knockout à SF est bien. Il y a toujours El Rio.


[FR: Pierre Okley, un des rares artistes français qui travaillait dans le style “pin-up”.]

I have often wondered whether great pin-up artists existed in France. Answer: They did, but they were rare. One was Pierre-Laurent Brenot (1). There is a large-format book of his work, published by Éditions Hoëbeke. Other important references are Alain Aslan and his brother Michel Gourdon (2). Bernard Charoy’s work included cover illustrations for Paris Flirt magazine. Jean-Gabriel Domergue (3) claimed to be the inventor of the pin-up. Nowadays, and in a more contemporary style, Fred Beltran and Serge Birault are doing some fine work.

Then, at the MIAM tiki expo in 2005, I was gawking at some luscious paintings when I realized that I was standing next to their creator, Pierre Okley. (No, French artists are not all named Pierre!)

He was a charming guy with a million stories to tell. Self-taught, his first big break came in 1952 when he won a poster contest for Byrrh (a sort of flavored wine). He began signing his work “Okley” in deference to his parents (M. and Mme Gilardeau), who disapproved of his work.

He loved painting beautiful women, and found his niche. A poster for the Paris nightclub “La Nouvelle Eve” in 1956 was the turning point in his career. He continued along those lines, doing pin-up style advertising art for big clients, including le Casino de Paris and les Folies Bergère, as well as for products like soda, swimsuits and nylons, and objects like record jackets, calendars and film posters (4). This is very similar to Gil Elvgren’s career path.

Another parallel with Elvgren is Okley’s technique of taking photos and using them as references while working.

Okley also created “fine art”, which is visually comparable to his other works, but lacks the product tie-ins. His style is classic pin-up, notable for his technique and sensitivity, evolving with the times, and informed by the other artists in his field.

He does not have any retrospective book published, but it’s surely just a matter of time. Pierre Okley passed away in 2007.

(1) Brenot was born in the French town of “Loches”, slang for “tits”.
(2) Thanks to José for this tip!
(3) Thanks to Sunny for this tip!
(4) Including “Les Vierges”, a film by Jean-Pierre Mocky.


[FR : Richard Meltzer, un critique rock légendaire (selon lui).]

When people talk about “alternative” American rock ‘n’ roll writers, they invariably cite the “triumvirate”: Lester Bangs, Nick Tosches and… Richard Meltzer.

I recently finished a grueling task: reading a 600-page anthology of works by rocker number 3 on the list, entitled “A Whore Just Like the Rest.” Naturally, the back cover features glowing praise from Tosches and Bangs. I still have trouble believing that I made it through the first 250 pages, and the following 350 were nothing to write home about either.

I feel sorry for the employees who had to typeset and proofread his endless, badly-structured, run-on sentences, brimming with intentional misspellings, italics, and random noises. But the content is another story.

Meltzer started his career in the early 70’s by leveraging his college thesis, a sort of intellectualization of rock ‘n’ roll, apparently a somewhat novel approach at the time. He decided, for some reason, that the life of a “rock writer” was for him, and began spewing out articles at a remarkable rate for various undemanding publications. His style was inconsistent, or even random, as if he was trying to make his writing conspicuous by deviating from established standards (such as talking about the subject, using sentences, and seeking to effectively communicate his ideas to the reader). The reality is that his ideas were limited, and his leitmotif was, in brief, “everything is a bunch of shit, everyone (but me) is a moron.”

A perfect example is in the introduction to a chapter that takes place after he has moved to LA. He gets to write a column for the LA Reader. What does he write? As he says: “anti-LA sermons and diatribes.” True to form, all he can do is to criticize the city has moved to. He “hates everything.” Why doesn’t he move somewhere else and shut up?

His ambition to be published in the Village Voice finally made him crack. True to form, he was incredibly motivated by this opportunity, which brought him prestige and standing; however, he did nothing but talk about what a shitty newspaper it is, and what idiots all the other staff members are. When the editor told him that he was “finally ready” to be in the Voice, Meltzer depicts it as an imposition, and makes it look like his arm was twisted, when it was actually his immense ego that relished the boost of being in a “name” publication.

Ironically, this is when Meltzer’s writing gets better, or at least readable. Happily, he stops playing useless games with form and begins expressing himself in full sentences and with a richer vocabulary.

Around that time, Meltzer started Vom, a minor LA punk band. The band is not bad, but not particularly good either. I had always thought they were intentionally creating a parody of a punk band, but Meltzer makes it clear that he took it seriously. He reprints his lyrics in the book and deems them “genius”; I don’t think he is being ironic.

Meltzer seems to think that he’s another Bukowski, even talking about his “typer”. Don’t worry, I’ve read plenty of Bukowski, who often refers disparagingly to writers of Meltzer’s caliber and pretentions.

Meltzer professes to love rock n roll, but spends all his airtime putting down and denouncing it. This is in comparison to Lester Bangs, who loves rock n roll and spends his time telling you why, even when he criticizes something: Iggy, Lou, and on and on, transmitting his excitement, writing with style and passion, and engaging the reader. Meltzer has little to no respect for Bangs, repeatedly portraying him as a stupid drugged-out hick (“but my close friend”), while saying nothing about his writing style and emphasizing that “I invented dada journalism”.

Meltzer cites “my friend Nick Tosches” constantly, never criticizes him, and finally has learned nothing at all from his mentor, at least in terms of writing. Given Meltzer’s vicious criticism of the late lamented Lester, I can only imagine what he will write about Tosches once the latter is dead.

Other notable themes you will miss by not reading the book include:
“Blue Öyster Cult cheated me.”
“My friend Darby Crash.”
“I wrote for Rolling Stone but never read it.”
“Christgau and Marcus impeded my gaining wider recognition.”

We have all met this kind of person: nothing but a blowhard, talking endlessly about himself and his genius. He is sure that he possesses a unique and perfect understanding of everything, coupled with an incomparable, brilliant style that he invented. Nonsense! Don’t bother with the book, and avoid him at parties.


[FR : Pour écrire des polars authentiques, il vaut mieux être un criminel et passer des années en prison.]

I noticed a common thread in the crime fiction I enjoy: writers who actually spent time being criminals.

What’s the advantage? The books written by these ex-cons draw heavily on their life experiences to provide a realism that can’t be improvised. When I read, for example, Elmore Leonard (a writer “well-regarded for his gritty crime fiction”) there is something that does not ring true. (I have read “52 Pickup” and “Get Shorty”.) Honestly, Leonard is a dilettante compared to the career criminals listed below. His books read like fiction, or, at worst, like a TV show script.

It comes down to authenticity. A review of the film “Slumdog Millionaire” made a brilliant distinction. Rather than calling the film “authentic”, it specified that the film “gives the impression of authenticity”. This is the key. Most people who watch that film have never spent time in a Bombay shantytown; they can only interpret the film’s content in terms of their preconceptions.

The same applies to crime fiction. Like the preponderance of readers, I have never spent years in prison for a felony, yet I seek a certain sensation of veracity in the books I read, in the situations, plots, characters, language and atmosphere. I find it in these books.

I will spotlight four writers who did time as unintended preparation for their career in literature. (As an extra bonus, some of them have documented their lives with an autobiography.)

Edward Bunker
On the cover of his autobiography, he appears to be at the wheel of a 1963 Ford Falcon (just like me), so I already feel a certain closeness. Bunker spent most of his youth in jail (including San Quentin) and the rest of it committing crimes. In jail, he read voraciously (just like Malcolm X) and resolved to become a writer. He succeeded, in spades. After several failed attempts, “No Beast So Fierce” was published, launching his career. His writing style reminds me of Bukowski, crude and terse.

Iceberg Slim
A career criminal, he retired and wrote his autobiography, titled “Pimp”, followed by a bunch of novels and short stories of varying quality. All of them are filled with intense cultural tidbits. Published by Holloway House (like Goines), Slim’s books became best-sellers to a largely-black readership in the 60s.

Donald Goines
After a life of crime, he settled down to write novels. Although he has no autobiography, this article claims that “Whoreson” is semi-autobiographical. His books are fast reads, of varying quality.

Chester Himes
Less of a career criminal than the others listed here, he still spent years in the pen, and began writing while incarcerated. He stands out from Iceberg Slim and Donald Goines for his more prominent and direct criticism of racism and American society, more akin to Bunker in this way. I prefer his extremely entertaining series of novels featuring Harlem detectives Coffin Ed Johnson and Gravedigger Jones. I have not read his 2 autobiographies.

Malcom Braly
Braly had spent nearly half his life incarcerated when he was released at the age of 40. He had written 3 novels while in stir. As the story goes, prison officials threatened to revoke his parole when they learned he was writing On the Yard. It’s a good read, notable in this domain for having less concentration on the violence and sickness of life in prison and more concern for the humanity and the souls of the inmates.

Some writers who did not make the short list:

I left out Jim Thompson, as he was not a major jailbird despite having served time. His boring autobiography is covered in a separate blog post.

I left out the Marquis de Sade, who, indeed, wrote a lot while in jail. He has no autobiography, but I will mention “Le Valet de Sade” (“De Sade’s Valet”) by Nikolaj Frobenius, a modern work of fiction that I enjoyed.

I left out Howard Marks, a major Welsh drug smuggler from the 70s (his autobiography “Mr. Nice” is soon to be a major motion picture), because he never wrote crime fiction.

I left out Sonny Barger (founding member of Oakland Hell’s Angels) because I haven’t read his stuff yet.

I left out Malcolm X, because he (unfortunately) never wrote crime fiction either, but “The Autobiography of Malcolm X” (actually ghost-written by Alex Haley) is superb, highly recommended, and entirely comparable to some of Iceberg Slim’s best fiction.

I left out Jack Black, who (very unfortunately) did not write crime fiction. I recommend his autobiography.


[EN : Here are some expert tips, dating from 1959, for the “dragueur”: a guy whose hobby is picking up chicks. Sorry, I don’t have the time to translate it into English right now! Read it at your own risk!]

Le film « les Dragueurs » de Jean-Pierre Mocky est sorti en 1959. Mocky dit qui’il a inventé le mot « dragueur » ; au moins il l’a popularisé avec son film.
Peu après sa sortie, on a adapté le film en roman. Bref… Sur le dos du livre se trouve une liste des tuyaux, signée Guy Breton, qui reste assez juste et utile même 50 ans plus tard. Bon courage, les gars ! Soyez hardis !

1. Suivre plutôt les blondes que les brunes, les rousses que les blondes.
2. Éviter de suivre de trop près une femme élégante dans un quartier chic, où elle peut rencontrer des amis.
3. Au contraire suivre silencieusement jusqu’au moment et à l’endroit psychologique où l’on se décide à aborder.
4. Ne quitter la place que devant une résolution très marquée de se débarrasser de vous.
5. Fuir comme la peste les péronnelles qui stationnent trop longuement devant les vitrines des bijoutiers.
6. Contrairement à la logique, suivre plutôt devant que derrière.
7. Profiter des moindres incidents de la rue pour se rapprocher le plus possible de la femme que l’on suit et, si possible, engager la conversation.
8. L’un des meilleurs endroits pour « draguer » est le métro aux heures d’affluence.
9. S’attaquer de préférence aux femmes qui marchent vite, les yeux baissés, l’air un peu effrayé et embarrassé.
10. Ne jamais se laisser aller à chuchoter des gaudrioles ou des obscénités dans le dos de la femme que l’on suit.
11. Entamer la conversation sur un ton doux, modeste et respectueux.
12. S’intéresser particulièrement aux jeunes beautés escortées d’enfants ou chiens.
13. Ne jamais manquer de suivre avec acharnement toute jolie femme qui, après vous avoir croisé, se retourne.
14. Ne pas chercher à attirer son attention.
15. En dehors de ces cas spéciaux, n’aborder que dans les carrefours, les coins de la rue, ou mieux encore, au moment où la personne traverse la chaussée au milieu des voitures.
16. La première qualité pour un « dragueur » est la hardiesse. Les débutants doivent donc perdre toute timidité.
17. Toute femme seule dans un cinéma peut être suivie sans inconvénient et avec présomption de succès.
18. Enfin, il est recommandé aux « dragueurs » de ne laisser échapper aucune occasion, aucun quiproquo.

Il y a un 45-tours avec la bande originale du film, édité par Véga (« la valeur par la qualité »), V 45 P 2009, série standard. Les trois morceaux sont de Maurice Jarré :
* la Femme idéale
* la Ballade des dragueurs
* Surboum chez Ghislaine
Sur le dos de la pochette se trouve une liste plus longue et plus élaborée du Code, signée Hubert Giraud, « avec l’autorisation du journal Noir et Blanc » :

1. Suivre plutôt les blondes que les brunes, les rousses que les blondes. Les statistiques ayant démontré sans l’expliquer d’ailleurs, que plus le poil est foncé, plus la femme est rébarbative.
2. S’attaquer de préférence aux femmes qui marchent vite, les yeux baissés, l’air un peu effrayé et embarrassé et qui se contentent, lorsque vous les regardez avec obstination, de vous lancer, à la dérobée, une oeillade de côté.
3. Éviter de suivre de trop près une femme élégante dans un quartier chic, où elle peut rencontrer des amis, et une ouvrière à proximité de son magasin. Cela les gêne, les indispose, et paralyse toutes leurs bonnes intentions…
4. Ne jamais se laisser aller à chuchoter des gaudrioles ou des obscénités dans le dos de la femme que l’on suit comme le font maladroitement quelques vieillards lubriques ou quelques imbéciles. Non que cela les scandalise toujours. Mais cela les embarrasse pas trop et les met dans la nécessité d’ignorer l’auteur de cette conférence pornographique qui froisse leur délicatesse.
5. Il faut au contraire suivre silencieusement jusqu’au moment et à l’endroit psychologique où l’on se décide à aborder. Le faire alors carrément, sans hésitation, et avec le parti pris d’affronter toutes les rebuffades et de ne pas battre en retraite après le premier échec.
6. Entamer la conversation sur un ton doux, modeste et respectueux. Prétexter le coup de foudre, le penchant irrésistible, l’impression tellement violente et tellement profonde qu’elle vous fait commettre une inconvenance et une stupidité. Se confondre en excuses. Ce genre d’entrée en matière manque rarement son effet. Si on vous offre un silence glacial et obstiné, ne pas se laisser démonter ; continuer de plus belle, parler sans arrêt, devenir folâtre, amusant, original, excentrique et forcer le rire de la partie adverse. Si vous parvenez à la faire sourire, la glace est rompue, Profitez-en sans scrupule et poussez hardiment votre pointe.
7. Ne quitter la place que devant une résolution très marquée de se débarrasser de vous. Il est des femmes — très peu heureusement — qui crient « au secours ! », appellent un agent de police, alertent la foule, ou simplement rebroussent chemin en proférant des injures. En pareil cas, s’éloigner rapidement.
8. S’intéresser particulièrement aux jeunes beautés escortées d’enfants ou chiens. Ce sont des proies généralement faciles à approcher, et d’une saveur exquise. Certains spécialistes recommandent aussi les toutes jeunes femmes en grand deuil…
9. Fuir comme la peste les péronnelles qui stationnent trop longuement devant les vitrines des bijoutiers.
10. Ne jamais manquer de suivre avec acharnement toute jolie femme qui, après vous avoir croisé, se retourne, serait-ce instinctivement (surtout si c’est instinctivement…).
11. Contrairement à la logique, il faut suivre plutôt devant que derrière, s’arrêter de temps à autre pour ne pas perdre la piste, laisser passer la femme, la rejoindre en traînant le pas, la dépasser de nouveau, et autant que possible, surveiller ses mouvements sans se retourner brusquement.
12. Ne pas chercher à attirer son attention. Bien se dire que dès le premier instant, même si elle ne vous a pas regardé, elle a vu votre manège et deviné vos intentions…
13. Profiter des moindres incidents de la rue, des attroupements, des camelots, des accidents de voitures pour se rapprocher le plus possible de la femme que l’on suit et, si possible, engager la conversation. Une femme dont la curiosité est éveillée, est naturellement communicative et bavarde. Elle s’abandonne aussi plus volontiers au milieu d’un groupe qu’en tête-à-tête. Axiomes à retenir.
14. En dehors de ces cas spéciaux, n’aborder que dans les carrefours, les coins des rues, ou mieux encore, au moment où la personne traverse la chaussée au milieu des voitures.
15. L’un des meilleurs endroits pour « draguer » est le métro aux heures d’affluence. D’après les connaisseurs, on y trouve de tout. Différents moyens sont bons : on peut dire un mot drôle sur la foule, ou une excuse pleine d’humour au moment d’une bousculade qui vous place nez à nez avec la jeune beauté que vous avez remarquée. Si elle répond, considérer alors la conversation comme engagée et descendre avec la personne pour continuer à deviser… On peut aussi placer sa main, comme par mégarde, tout près de la main de la jeune personne qui se tient à la barre, et s’excuser avec drôlerie… On peut, bien entendu, se servir de ses mains d’une façon plus directe, mais il est à craindre dans ce cas, que la jeune personne se serve des seines d’une façon plus énergique encore…
16. Toute femme seule dans un cinéma (ou accompagnée d’une amie) peut être suivie sans inconvénient et avec présomption de succès. Partant de ce principe, s’attacher aux pas des plus jolies, les aborder sans crainte, parler du film et, le spectacle terminé leur proposer, selon la formule, « d’aller prendre quelque chose ». Après quoi, si vous possédez une voiture, il vous sera très facile de les reconduire chez elles.
17. La première qualité pour un « dragueur » est la hardiesse. Les débutants doivent donc perdre toute timidité. Ils y parviendront, croyons-nous, aisément en lisant ces lignes écrites pas une femme, Mme Dominique Le Bourg, dans son savoureux ouvrage « Si les hommes savaient… ». Ils verront que les femmes sont beaucoup moins farouches et difficiles à aborder qu’ils ne le pensent…
Écoutons donc l’avis d’une personne « du sexe opposé ». Il est riche d’enseignements :
« A moins que l’heure tardive, la rue déserte ne lui fasse éprouver des craintes pour ses jours, son sac ou ses bijoux, une femme n’est jamais outragée, quoi qu’elle dise, de se trouver poliment abordée, pas plus qu’elle ne s’offense, d’un compliment même un peu leste, ou d’une démarche insolite.
« Son indignation est cependant parfaite, mais si sa bouche tance vertement l’effronté (comme elle en a le strict devoir), son coeur — il en a le droit, le remercie en secret de l’inconvenant hommage.
Conclusion : soyez hardis !
18. Enfin, il est recommandé aux « dragueurs » de ne laisser échapper aucune occasion, aucun quiproquo.
Nous ne citerons qu’un exemple. Il s’agit d’une aventure arrivée à un journaliste de nos amis. Un soir du mois dernier, il avait arrêté sa voiture avenue des Ternes et attendait un confrère, quand une jeune femme, visiblement pressée, se pencha vers sa portière dont la glace était baissée et lui dit :
— Vous êtes libre ?
Elle était ravissante. Il lui répondit :
— Non, je suis marié. Mais cela ne fait rien, montez quand même… »
La jeune femme éclata de rire, s’excusa… et monta.
Elle avait une course à faire. Il la conduisit, puis ils dînèrent ensemble
Depuis, ils sont inséparables.
Comme quoi, on peut être « dragueur » involontaire…


[FR : Envoyé special à Hawaii, je cherche un vrai rhum local de qualité.]

Visiting Hawaii, I couldn’t wait to seek out the local rums. Since limited-production high-quality (= high-priced) alcohols of all kinds are in vogue, I was expecting to find some good rum here, taking advantage of the local sugar cane crop and American ingenuity (or at least marketing sense). A little web research brought up 4 brand names: Koloa, Hana Bay, Diamond Head and Maui.

A Word about “Rhum Agricole”

French Antilles rum culture (Martinique/Guadeloupe), which I dig, is a little different from that of other regions. Their rums, known as “agricole”, are made by fermenting cane juice, rather than molasses. There are many good brands. The white rums, even from large producers, are of good quality and relatively interchangeable. The aged rums (amber-colored, stored for years in oak barrels) have more variation and personality, but it’s generally a question of personal preference rather than “good” or “bad”. To name a few, Clément, Damoiseau, Dillon, JM, La Mauny, Saint James or Trois Rivières are all fine.

A Few Words about Drinking Rum

– A mixed drink can hide many defects of the rum (or other alcohol) it contains, although using good quality ingredients is always preferable.
– You can drink a good aged rum straight as a digestif (as you would drink Cognac).
– You can drink white rum in a Ti Punch, as they do in Martinique and Guadeloupe.
– Ti Punch = white rum + sugar syrup + slightly-squeezed piece of lemon/lime, not flooded with citrus juice, no ice please, Paris bartenders please take note!
– Gold rum is flavored with caramelized sugar, but not necessarily aged.
– Dark rum gets a bigger dose of caramelized sugar, as well as some spices. It’s the A-1 Steak Sauce of rums: not for sipping, but important to add flavor to certain recipes.

Research Project Results

Maui [1] Rum (about $18) is particularly bad; avoid it. I tasted the white, gold and dark versions. All three suffer from a lack of sophistication, with candy-like tastes evoking a combination of sugar water and alcohol, with a strange chemical nuance. It’s off the list! (p.s. I was surprised to see positive reviews of this product on some web sites.)

Of the four rums, Hana Bay [2] is the only one readily available in bars. A close look at the label brought a shock: it says “The Celebrated Rum of the Caribbean”. It used to be made in Hawaii (see photo). But the producer went bankrupt and someone bought the name and is filling the bottles with rum made elsewhere. Scandalous! OK, that one’s off the list!

Diamond Head [3] rum proved to be unavailable in stores. Finally, I located it in a bar and asked to see the bottle, which is marked (on the back), “Product of the West Indes”. It’s off the list too!

And finally, some good news. I bought a bottle of Koloa white rum for $28. Nice clean taste, corresponds to what I like in a rum. I called the producer, and in fact, it is “rhum agricole” (see above), rarely found outside the French Antilles. Works great in Ti Punch. Koloa Gold rum is good too, although it is simply flavored with caramelized sugar, not aged. They hope to produce an aged rum in the future. Their products are basically unavailable outside Hawaii, but the Forbidden Island bar in Alameda, California has ordered a few bottles!

Koloa, only in production since 2009, prides itself on using Kauai-grown sugar cane. Ironically, that was the year that farmers stopped raising cane [sic] on Kauai, as the island further abandoned its agricultural past in order to concentrate on tourism. A posting on the web says that Koloa has stocked 3 years’ worth of cane, and is seeking other Hawaiian sources.

[1] Maui is one of the Hawaiian isles.

[2] Hana Bay is a bay on the island of Maui.

[3] Diamond Head is a beachfront section of Honolulu, Hawaii.


[FR : Grâce à une maladresse bureaucratique, Jon a obtenu le numéro de téléphone de son héros Bob Feldman, un producteur et musicien génial (Strangeloves).]

OK, the funny part starts after the next two paragraphs, but first an explanation.

In France, musical authors’ rights are managed by a disliked organization called the SACEM. They keep a tight control over music publishing. One reason to dislike them is that when you put out a record, you have to pay a fee (a couple hundred euros) “up front”. Their excuse is that “you’ll get it back in royalties”. My ass! I haven’t seen a penny.

Also, if you put out a cover version of a song, everything’s OK. But if you do an “adaptation”, taking a song (for example) originally in English and writing French words for it (a typical practice in the 60s for lazy French rockers), you have to get approval from the writer (or rights holder) of the original song. Incredible!

A while ago, for Les Dragueurs, Grégoire and I wrote a French adaptation of the sublime “Cara-Lin” by the Strangeloves (click for a film clip). (The story of these guys, escaped from their Australian sheep farm to create and produce brilliant rock ‘n’ roll built on aboriginal percussion, has already been told elsewhere.) Our cover version is nothing remarkable, but it set the stage for a brush with fame.

We called our version Caroline, of course. After performing it for a while, we wanted to cut a record. This meant I had to get permission.

OK, time for action! In the US, thousands of individual music publishers are organized under two umbrella organizations: BMI and ASCAP. (I am a member of BMI because it’s cheaper.) On their websites, you can locate the publisher for any given song.

I phoned the Strangeloves’ publisher, a very old-school organization in New York. I explained the situation. I said that I wanted permission to put out a French adaptation of Cara-Lin. They said they couldn’t give me permission. I said, well, can Bob Feldman, the songwriter, give me permission? (He’s the one with the goatee.) They said I don’t know, why don’t you ask him? I said well, do you have his phone number? They said hold on.

So, I’ll be a monkey’s uncle! A few minutes later I had Bob Feldman’s home phone number. (This was an incredible breach on the part of the publishing company.) I called Bob, of course. (He’s now in his 70’s, and retired in Florida, judging from the area code.) He answered the phone. “Bob Feldman speaking.” Ah, cool!

First, he wanted to know where on earth I got his number. Hahaha, somebody at the publishing company caught a lot of shit for that! Then, I told him how much I admired his work, and explained the situation. Seemed like a nice guy and we chatted a bit. He remembered the 5 Gentlemen’s version, and said to send a demo and he’d get back to me. Unfortunately, he didn’t. I called back a couple of times, but nobody answered. I think he stopped picking up calls from French phones. Oh well.

We later learned that the song had already been adapted (in the 60s) by the excellent French band Les 5 Gentlemen (click for a Scopitone). Presumably they had no trouble getting Bob’s permission.

Here are our lyrics, followed by an English translation of them:

Caroline
French adaptation (J. von Zelowitz-G. Garrigues) as performed by les Dragueurs, 2003

Tu es vraiment ravissante
dans ta robe transparente
Ton physique exceptionnel
est juteux comme une mirabelle
Caroline…

Quand tu marches dans la rue
c’est comme si tu étais nue
Tu me mets la tête en vrac
comme un aphrodisiac
Caroline…

Quand nous sommes dans ma piaule
nous perdons le contrôle
Tu me mets en appétit
satisfaction garantie
Caroline…

English version of our version:

You are really gorgeous
in your see-through dress
your exceptional body
is juicy like a plum
Caroline…

When you walk down the street
it’s as if you were undressed
You put my head in a whirl
like an aphrodisiac
Caroline…

When we are at my pad
we lose control
You get me hungry
satisfaction guaranteed
Caroline…

Cara-Lin
French adaptation (J. Fredenucci) as performed by the 5 Gentlemen, 1966

si tu l’aimes comme un fou
ce qu’elle aime ce sont tes sous
et si ton cœur est comble
t’auras les poches consolidées
car méfies-toi
oui cette fille se moque de toi
Cara-lin….

quand tu rêves de son amour
elle rêve de perles et de cadeaux
si tu veux garder son amour
tu devras lâcher ton argent
car méfies-toi
oui cette fille se moque de toi
Cara-lin….

quand tu sors avec elle
elle te présente à ses amis
ce n’est pas toi dont elle est fière
mais de la voiture que tu conduits
car méfies-toi
oui cette fille se moque de toi
Cara-lin….

English version of their version:

even if you love her madly
what she loves is your money
and if you feel fulfilled
it’s because you have deep pockets
so watch out
yeah this girl doesn’t care about you
Cara-lin…

while you dream of her love
she dreams of pearls and presents
if you want to keep her love
you will have to let your money go
so watch out
yeah this girl doesn’t care about you
Cara-lin…

when you go out with her
she introduces you to her friends
it’s not you that she’s proud of
it’s the car you’re driving
so watch out
yeah this girl doesn’t care about you
Cara-lin…

The original lyrics by the Strangeloves

Pretty as a picture
Glory what a mixture
You ought to see the shape she’s in
What she ain’t got ain’t never been
Cara-Lin…

(second verse, not played on the Shindig video)
When we go out walkin’
Boy the dogs start barkin’
She can make a left right
Man this chick is out of sight
Cara-Lin…

She don’t just affect me
Man, this chick upsets me
She got everything I need
Satisfaction guaranteed
Cara-Lin…


[VERSION FRANÇAISE EN BAS !]

I am getting tired of hearing hypocritical statements about e-books and the future of publishing. (The same goes for music, but music publishing is much farther along on the curve and has already been dead for years; they just have not admitted it yet.)

The marketing frenzy and resulting consumer hoopla around e-books, Kindle, iPad, etc. ignores the point that their development and commercialization is motivated by the desperation of the publishing industry, manifested by its obsession to maintain CONTROL of works (and their remuneration). Publishers are – quite naturally – terrified by the digital revolution that has “destroyed” the music and movie industries. There is no shortage of middlemen (Amazon=Kindle, Apple=iPad) willing to play along with this game and share in the profits.

To provide this level of CONTROL, the e-book publishing model is much more restrictive than the one that has served us for 500 years. For example, to read e-books, I am obliged to purchase an expensive device whose purpose is to enforce the Digital Rights Management (DRM) scheme. I am also unable to share the e-books I purchase with other people.

But the same mechanism that drives digital piracy of music and films applies to text. The ten-dollar price tag on e-books and the restrictions on their use will be sufficient to encourage development of techniques to circumvent their protection. It is just a matter of time.

I do not have a solution to save the publishing industry, sorry!

Ça me fatigue d’entendre des déclarations hypocrites sur les e-livres et l’avenir de l’industrie de l’édition. (La même chose vaut pour l’édition de la musique, mais celui-là est très en avance sur la courbe et est déjà mort depuis des années ; tout simplement on ne l’a pas déjà admis.)

La frénésie de marketing et, par conséquent, de consommation autour des e-livres, Kindle, iPad, etc. ne tient aucun compte du fait que leur développement et leur commercialisation est motivé par le désespoir du secteur de l’édition, qui se manifeste dans son obsession à garder le CONTRÔLE des œuvres (et leur rémunération). Les éditeurs sont – tout naturellement – angoissés par la révolution numérique qui a «détruit» les secteurs de la musique et du cinéma. Il ne manque pas d’intermédiaires (Amazon=Kindle, Apple=iPad) prêt à entrer dans ce jeu et de partager les bénéfices.

Pour imposer ce niveau de CONTRÔLE, le modèle de publication de livres électroniques est beaucoup plus restrictif que celui qui nous sert depuis 500 ans. Par exemple, pour lire des e-livres, je suis obligé d’acheter un dispositif coûteux dont l’objectif est d’appliquer le système de Gestion des droits numériques (GDN/DRM). Aussi, je ne peux pas partager les e-livres que j’ai achetés avec d’autres personnes.

Mais ce même mécanisme qui pousse le piratage numérique de musique et de films s’applique aussi aux textes. Le prix de dix dollars pour les e-livres et les restrictions sur leur utilisation suffissent pour encourager le développement de techniques qui contournent leur protection. C’est juste une question de temps.

Je n’ai pas de solution pour sauver l’industrie de l’édition, désolé!


[FR : Bienvenue à Benidorm, perle de la Côte Blanche !]

I had a great time at the Funtastic Dracula Carnival last weekend in Benidorm. Following are some fascinating observations.

Anybody who’s ever visited Benidorm will tell you that it’s the ugliest city in Spain. Symbol of atrocious overdevelopment of Spain’s coastline, it is the destination for zillions of elderly Brits, arriving on Ryanair for a cheap holiday in the sun (see photos). They are not there to discover Spanish culture. In particular, it is nearly impossible to find a proper Spanish restaurant, among all the chip and kebab shops and British pubs. That’s what these people want, along with a pint of their usual British beer.

The proof was when I went to get lunch with real Spanish people, and we walked at least half a mile without finding anything edible whatsoever. Finally we got hot dogs and kebabs.

However, after searching everywhere, I can tell you (for your next visit, I know you can’t wait!) that there are two excellent restaurants in town:
Cordoba – passela de la Carretera 29 – fresh fish
la Caya aragona – plaça de la Constitucio – tapas
I will also give a thumbs-up to my hotel, the Santa Faz, which was cheap, clean, and in a good location.

Alcohol testing was also on my program. Spanish doses of hard alcohol are very generous, France could learn a lot from these fine people. Spanish brandy seems much lighter than most French cognacs. This did not discourage me. Numerous brands are available in all the bars, and it’s pretty cheap. There is also 43, which seems to be a liquor-flavored brandy, or vice-versa.

Sylvia from Barcelona says that all the worst bars in Spain serve Soberano brandy. The band Los Soberanos is named after this drink (go figure). Here is their cute video clip.

That’s all I know about Benidorm.


[FR : Je découvre les vachement durs polars de Donald Goines, ancien détenu. Ici, l’histoire d’un tueur à gages. Clique le lien et ensuite “Preview this book” pour visionner l’adaptation en BD.]

I recently discovered the author Donald Goines. I bought “Daddy Cool” (1974) when I recognized his publisher, Holloway House, which published all the Icebeg Slim books. Turned out to be great.

Goines, a black american, got out of jail in 1970 and wrote tons of crime fiction based on his life experiences. A rapid end was imposed on his career when he was shot dead in 1974.

This hardcore story of the life and times of a professional hitman was a fast read. Dated black culture stuff, tight writing and plenty of sex and action are the selling points, just as with Chester Himes and Iceberg Slim. I will surely be reading some more of this junk.

What’s more, this book was adapted into a comic book, and you can even look at part of it if you’re curious: it’s available for previewing on Google Books. Finally, technology is being put to good use. Just click this link, and then click “Preview this book”.